Communiqué de presse Mercredi
30 mai 2001
« Laissez-nous danser ! »
Manifestation
festive et pacifique pour le droit à la fête
Samedi
16 juin 2001
Technopol,
association de défense, de reconnaissance et de promotion des musiques et arts
électroniques, se félicite du succès des premières manifestations contre
l’amendement Mariani.
A l’appel de la scène free partie, plusieurs
milliers de personnes se sont en effet rassemblées en sit-in silencieux et
pacifiques à Paris, Marseille, Nantes, Lyon, Lille et Toulouse jeudi 24 mai
2001 à partir de 14h30. C’est un succès pour une manifestation lancée en quelques jours ! Cependant, les
forces de l’ordre ont chargé et perturbé cette action citoyenne et non-violente
à Toulouse.
La scène électronique se retrouve unie pour
dénoncer l’amendement répressif proposé par le député Mariani au projet de loi
du gouvernement « Sécurité quotidienne ». Cette disposition, en cours
d’examen au Parlement tend à autoriser pour les rassemblements « exclusivement festifs à caractère
musical » et «de nature à
troubler gravement l’ordre public » la mise sous séquestre du matériel
des artistes et organisateurs. L’amendement proposé par le gouvernement menace
en outre de lourdes amendes (7 500 euros) et de peines de 6 mois
d’emprisonnements les personnes concernées.
Refus de la diabolisation et de l’escalade de la répression
Technopol dénonce :
-
la répression violente du sit-in
pacifique de Toulouse (charge de CRS, confiscation et bris de matériel photos
et vidéo…).
-
le fossé d’incompréhension entre jeunes
et représentants des pouvoirs publics.
- l’amalgame répressif envers l’ensemble de
la scène électronique.
Depuis la date de l’amendement Mariani et de la médiatisation qui s’en est
suivie, de nouveaux refus d’autorisation et des interdits touchent toutes
sortes d’événements électroniques. Les faits s’accumulent et touchent des lieux
aussi variés que des bars, des clubs, des salles de spectacles et des festivals.
La saison d’été 2001 est menacée. De plus, comment pourrait-on demander aux
organisateurs de « free parties » de faire une déclaration préalable
aux « rassemblements festifs à caractère musical » quand on réprime déjà
ceux qui respecte le cadre législatif ?
On peut
s’inquiéter de la radicalisation de la scène free et des teufeurs.
Les free parties sont des événements
spontanés existant en France depuis près de dix ans. Face à l’expression d’un
besoin communautaire de milliers de jeunes voulant se réunir entre eux dans un
cadre non commercial, pacifique et propice à l’éclosion d’une nouvelle
génération d’artistes. Technopol plaide pour une réponse politique intelligente
et responsable. Cette culture émergente et alternative doit associer tous les
acteurs concernés : les organisateurs de fête amateurs et associatifs, les
ministères de la Culture, de la Jeunesse et des Sports et de l’Intérieur, les
élus locaux, les associations de prévention, etc. Des travaux étaient en cours
afin de trouver des réponses adaptées et concertées aux problèmes soulevés par
ces rassemblements. Le dialogue entre les parties doit exister.
Rétablissons-le
d’urgence !
Une manifestation unitaire
samedi 16 juin à Paris
A l’occasion de son Assemblée Générale
Extraordinaire du 23 mai, Technopol a adopté une résolution commune avec les
représentants de la scène « free parties » invités : une grande
manifestation festive unitaire associant sound systèmes et l’ensemble des
acteurs et amateurs de la scène électronique aura lieu samedi 16 juin sur le
thème de « LAISSEZ-NOUS DANSER ! ». Les artistes de la scène
électronique, les organisateurs, les labels et médias impliqués par la nouvelle
génération électronique et leur public demanderont une nouvelle fois le retrait
immédiat de l’amendement, l’arrêt de la répression et le retour au dialogue.
Chacun manifestera au son de sa propre musique pour demander le retrait de
l’amendement du député Mariani et contre les mesures sécuritaires du
gouvernement.
Rendez-vous à Paris place de la République à
14h pour une manifestation festive et final place de la Bastille.
Des infos pratiques concernant la manifestation
seront communiquées ultérieurement.
Contact :Technopol
Association de défense, de reconnaissance et
de promotion des musiques et arts électroniques
Tel 01 42 47 84 75 / 01 42 47 84 76 –
fax 01 42 47 03 03 – mail technopol@free.fr